Les priorités en matière de politiques
LES PRIORITÉS POLITIQUES DES PRODUCTEURS DE FRUITS ET LÉGUMES DU CANADA
LE POINT DE BASCULE : FAIRE DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE UNE PRIORITÉ NATIONALE
Les producteurs de fruits et légumes du Canada sont confrontés à d’importantes difficultés. Les perturbations commerciales, l’instabilité mondiale, la hausse des coûts des intrants, les pressions sur le marché du travail, les phénomènes météorologiques extrêmes, les ravageurs et les maladies fragilisent de plus en plus la pérennité des entreprises agricoles au Canada.
Il ne faut pas tenir la sécurité alimentaire pour acquise. Les décisions fédérales en matière de réglementation, de commerce, de main-d’œuvre, d’infrastructures et de financement des programmes ont toutes une incidence sur la capacité du Canada à garantir la sécurité de l’approvisionnement en fruits et légumes cultivés au pays.
C’est pourquoi les PFLC appellent le gouvernement fédéral à intégrer une perspective alimentaire dans l’ensemble de ses processus décisionnels.
Voici nos priorités politiques:
1. L’ALIMENTATION AU CŒUR DE L’ÉLABORATION DES POLITIQUES
Une perspective alimentaire consiste à évaluer les politiques, les réglementations et les programmes fédéraux en fonction de leur incidence sur :
- la production alimentaire nationale;
- les chaînes d’approvisionnement;
- la compétitivité des producteurs;
- la viabilité des entreprises agricoles;
- l’accès à des aliments sains;
- le gaspillage alimentaire évitable;
- la perte d’accès aux marchés.
Une perspective alimentaire ne peut pas être adoptée après que les décisions ont été prises. Elle doit déterminer la manière dont les priorités fédérales sont définies, dont les risques sont évalués et dont les répercussions sur la production alimentaire nationale sont prises en compte.
L’engagement du gouvernement fédéral à prendre en compte la sécurité alimentaire dans les processus décisionnels de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et de la Direction de la réglementation des pesticides (DRP) constitue une avancée importante. Cependant, la sécurité alimentaire doit être prise en compte dans l’ensemble des ministères et organismes fédéraux.
Les PFLC adressent les recommandations suivantes au gouvernement du Canada :
- Intégrer une perspective alimentaire dans l’ensemble des processus décisionnels fédéraux.
- Actualiser la Directive du Cabinet sur la réglementation afin que les politiques et les réglementations favorisent la production alimentaire nationale, la compétitivité des producteurs et la viabilité des entreprises agricoles.
- Exiger des ministères et des organismes qu’ils évaluent le gaspillage alimentaire évitable et la perte d’accès aux marchés comme des incidences réglementaires majeures.
La gestion des risques de l’entreprise
La situation financière des producteurs canadiens de fruits et légumes s’est détériorée au cours de la dernière décennie. Les programmes actuels de gestion des risques de l’entreprise (GRE) ne répondent pas suffisamment aux besoins évolutifs des producteurs de fruits et légumes.
Les PFLC appellent à la modernisation des programmes de GRE, pour qu’ils favorisent la réduction des risques, la production alimentaire nationale et la sécurité alimentaire.
En savoir plus sur les recommandations des PFLC en matière de gestion des risques de l’entreprise.
3. GARANTIR LA COMPÉTITIVITÉ COMMERCIALE DU SECTEUR CANADIEN DES FRUITS ET LÉGUMES
Le secteur canadien des fruits et légumes est particulièrement vulnérable aux perturbations commerciales, aux retards aux frontières, aux pics d’importations et aux changements dans l’accès aux marchés internationaux. De nombreux fruits et légumes sont très périssables et difficiles à réorienter une fois prêts à être commercialisés.
Les PFLC plaident en faveur de politiques commerciales qui tiennent compte des réalités de la production de denrées périssables et qui favorisent une concurrence loyale, un accès fiable aux marchés d’exportation ainsi qu’un approvisionnement intérieur solide en fruits et légumes cultivés au Canada.
En savoir plus sur les recommandations des PFLC en matière de commerce.
4. ASSURER LA STABILITÉ DE LA MAIN-D’ŒUVRE POUR LE SECTEUR CANADIEN DES PRODUITS FRAIS
Main d'œuvre
Le secteur canadien des fruits et légumes dépend de l’accès à la main-d’œuvre nécessaire pour planter, gérer, récolter, emballer et expédier les denrées hautement périssables. Lorsque la main-d’œuvre fait défaut, est retardée ou incertaine, les producteurs sont confrontés à des risques opérationnels immédiats, notamment la perte de récoltes, une production réduite et une compétitivité affaiblie.
Les PFLC demandent la mise en place de programmes fédéraux en matière de main-d’œuvre qui protègent les travailleurs tout en garantissant un traitement équitable, rapide et cohérent aux employeurs respectueux de la réglementation.
En savoir plus sur les recommandations des PFLC en matière de main-d’œuvre.
5. FOURNIR UN ACCÈS À UNE GAMME D’OUTILS EFFICACES DE PROTECTION DES CULTURES
Les producteurs ont besoin d’un accès opportun à des outils efficaces de protection des cultures pour gérer les ravageurs, les maladies, les mauvaises herbes, les espèces envahissantes et les conditions météorologiques extrêmes. Faute d’outils efficaces, le Canada risque de voir le rendement et la qualité de ses cultures diminuer, ses pertes alimentaires augmenter, sa dépendance vis-à-vis des importations s’accroître et sa sécurité alimentaire nationale s’affaiblir.
Les PFLC plaident en faveur d’un processus décisionnel en matière de protection des cultures qui tienne compte des réalités du secteur horticole et garantisse aux producteurs un accès opportun aux outils dont ils ont besoin.
En savoir plus sur les recommandations des PFLC en matière de protection des cultures.
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