Commerce et compétitivité
Les PFLC plaident en faveur de politiques commerciales qui tiennent compte des réalités de la production de denrées périssables et qui garantissent l’accès au marché, une concurrence loyale et la stabilité des chaînes d’approvisionnement pour les producteurs de fruits et légumes canadiens.GARANTIR LA COMPÉTITIVITÉ COMMERCIALE DU SECTEUR CANADIEN DES FRUITS ET LÉGUMES
Le secteur canadien des fruits et légumes est particulièrement vulnérable aux perturbations commerciales, aux retards aux frontières, aux pics d’importations et aux changements dans l’accès aux marchés internationaux.
De nombreux fruits et légumes sont très périssables et difficiles à réorienter une fois prêts à être commercialisés. En cas de fermeture des frontières, de retards dans les inspections, d’application de tarifs douaniers, de dumping ou de hausse soudaine des importations, les producteurs ne peuvent pas se contenter d’entreposer leurs produits et d’attendre une amélioration des conditions de marché.
Les politiques commerciales fédérales doivent tenir compte des réalités de la production de denrées périssables.
Préserver l’accès aux marchés et la concurrence loyale
Les producteurs canadiens ont besoin d’une concurrence loyale, d’un accès fiable aux marchés d’exportation et d’un approvisionnement intérieur solide en fruits et légumes cultivés au Canada.
L’ACEUM doit rester une priorité, car les chaînes d’approvisionnement en fruits et légumes en Amérique du Nord sont très intégrées. Les services fédéraux chargés du commerce, de l’inspection, du règlement des différends et du maintien de la confiance dans les marchés doivent également être protégés.
Les perturbations commerciales affectant les produits périssables nécessitent des outils ciblés, adaptés et propres à ce secteur.
Les PFLC adressent les recommandations suivantes au gouvernement du Canada :
- Préserver l’ACEUM et garantir la stabilité, la prévisibilité et l’accès aux marchés dont dépendent les producteurs de fruits et légumes.
- Veiller à ce que le secteur des fruits et légumes soit explicitement pris en compte dans les politiques commerciales fédérales, les négociations commerciales, les initiatives de diversification des exportations et les programmes d’accès aux marchés.
- Investir dans la capacité de transformation nationale des fruits et légumes afin de diversifier les débouchés commerciaux et de réduire la vulnérabilité en cas de perturbations commerciales.
- Renforcer la surveillance et les mesures de protection contre les pics d’importations, le dumping et les importations non conformes.
- Mettre en place des systèmes d’alerte précoce permettant de suivre les volumes d’importation, l’évolution des prix et les risques de perturbation des échanges commerciaux pour les fruits et légumes.
- Poursuivre l’harmonisation réglementaire avec les principaux partenaires commerciaux, ou adopter des normes d’importation équivalentes, afin d’éviter que la réglementation canadienne ne provoque une délocalisation de la production, des investissements et des emplois hors du Canada.
- Annuler la décision de mettre fin au Service d’inspection à destination.
- Veiller à ce que les mesures d’austérité fédérales n’affaiblissent pas les services de l’ACIA qui soutiennent les exportations, l’accès aux marchés, l’inspection et la surveillance des importations.
- Mettre en place un programme d’aide ciblé destiné à pallier les perturbations commerciales provoquées par les fermetures de frontières, les tarifs douaniers ou les retards d’inspection affectant les fruits et légumes.
- Créer un fonds de stabilisation du marché destiné aux producteurs de fruits et légumes touchés par les perturbations commerciales.
- Promouvoir une stratégie périphérique Canada-États-Unis visant à renforcer la prévention phytosanitaire, l’harmonisation réglementaire, l’évaluation des risques liés aux ravageurs et les capacités d’intervention.
Une perspective alimentaire pour les politiques commerciales
Les politiques commerciales ont une incidence sur la production alimentaire nationale, les chaînes d’approvisionnement, la compétitivité des producteurs, la viabilité des entreprises agricoles et l’accès aux marchés. Adopter une perspective alimentaire, c’est veiller à ce que les décisions commerciales tiennent compte des réalités de la production de denrées périssables et préservent la stabilité du secteur canadien des fruits et légumes.
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